Un colloque du SER avec la COP 21 en ligne de mire

Supports de conférences biogaz et méthanisation

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Lors de l’ouverture de l’annuel colloque du Syndicat des énergies renouvelables (SER) le 6 février, Philippe Martin, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, a annoncé qu’il visait, pour le budget triennal 2013-2015, "un renforcement du Fonds chaleur, qui est nécessaire si on veut atteindre nos objectifs d’énergies renouvelables en 2020". Le SER réclame d’ailleurs depuis plusieurs années le doublement de cette enveloppe de subventions publiques dédiées à la chaleur issue des EnR. Le ministre a ajouté qu’il souhaitait également "consolider le soutien aux énergies renouvelables électriques", et "améliorer la gouvernance et le contrôle de la contribution au service public de l’électricité (CSPE) par le gouvernement". Philippe Martin a également rappelé son soutien à la filière biogaz ainsi qu’à l’innovation dans le secteur des renouvelables. L’Ademe a justement lancé le 4 février un appel à manifestations d’intérêt afin d’accompagner le développement de projets dans les domaines du photovoltaïque, du solaire thermique, de l’éolien et du froid renouvelable ainsi que les projets d’hybridation des différentes sources renouvelables. Au sujet du processus de notification du tarif bonifié d’achat d’électricité dont bénéficient les éoliennes en France, il s’est dit "confiant"  quant à son issue.

Son intervention a été suivie de celle du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, convié à cette journée dans la perspective de la COP21 qui se déroulera à Paris en 2015 et pour remettre le trophée des énergies renouvelables à l’ex-otage français Francis Collomp, employé par le constructeur éolien Vergnet lors de son enlèvement au Nigeria.Après les résultats plus que mitigés des précédentes conférences sur le climat (voir Énergie Plus n°519), beaucoup d’espoirs sont placés dans celle qui aura lieu en France début décembre 2015. Laurent Fabius a exhorté les États de l’Union européenne à confirmer dès le mois de mars la proposition de la Commission européenne de réduire de 40 % les émissions de CO2 en 2030 pour augmenter les chances de succès de la COP21 : "Il faut qu’au mois de mars, la proposition de José Barroso devienne une décision. Avec les élections européennes au printemps, la nouvelle Commission ne sera en place qu’au 1er novembre, ce qui signifie que si la décision n’est pas prise en mars, la France n’aura rien à proposer et ne pourra remplir son rôle exemplaire."

Enfin, le SER a dévoilé le Panorama 2013 des énergies renouvelables, publié avec RTE, ERDF et l’ADEeF. Ce document présente un état des lieux du développement de ces énergies et des enjeux liés à leur insertion aux réseaux électriques. Faits marquants de cette année, l’éolien et le photovoltaïque ont représenté respectivement 3,3 % et 1 % de la consommation française d’électricité, pour des parcs installés de 8 140 MW et 4 330 MW. La puissance installée de l’éolien a seulement augmenté de 630 MW et celle du photovoltaïque de 752 MW par rapport à 2012, nouveaux signes d’un ralentissement du rythme de croissance des filières. L’insécurité juridique du cadre réglementaire et la complexité administrative liée au développement de ces énergies peuvent expliquer en partie ce phénomène, ce à propos de quoi Philippe Martin a d'ailleurs déclaré : "Le temps est venu à la consolidation, à la visibilité et à la simplification. Nous souhaitons notamment optimiser les mesures de soutien aux EnR en réduisant les coûts et le temps des procédures administratives."
 

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