Un mix gazier 100 % renouvelable est possible

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Couvrir la demande par 100 % de gaz vert serait possible en France à l'horizon 2050 à un coût équivalent à celui d'une électricité 100 % renouvelable et sans transformation majeure du réseau. Telles sont les principales conclusions d'une étude conjointe de l’Ademe, GRDF et GRTgaz à paraître.

Après avoir exploré la faisabilité d'un mix électrique 100 % renouvelable l'an dernier, l'Ademe se pose à nouveau la question des conditions de réalisation d'un mix énergétique ambitieux, avec cette fois-ci 100 % de gaz renouvelable. L'étude technico-économique, non encore publiée mais dont la synthèse a été rendue publique fin janvier n'est pas un scénario de prospective énergétique et aucune trajectoire n'est définie pour parvenir à ce résultat en 2050. «Il s’agit d’éclairer des possibles, et non d’un scénario de politique publique», précise ainsi Bruno Léchevin, ex-président de l'Ademe dans la présentation de la synthèse. Pendant un an et demi des experts de Solagro et AEC, à l’initiative de l'Ademe, de GRDF et de GRTgaz, ont planché sur le sujet, en évaluant le potentiel théorique de ressources disponibles, son adéquation avec la demande issue de la vision de l'Ademe 2035-2050, et en établissant des fourchettes de coûts, tout en réfléchissant au besoin d'adaptation du réseau.

L'étude qui concerne la France métropolitaine explore la faisabilité technique de trois filières de production de méthane injectable sur le réseau, celle de méthanisation à partir de biomasse agricole, celle de pyrogazéification principalement à partir du bois et celle power-to-gas par électrolyse de l’eau en utilisant de l’électricité renouvelable, et ce sans rupture technologique.
«Il n'y a pas de rupture technologique dans le sens où nous avons exclu les technologies non matures comme les algues, qui ne sont présentes que de manière très marginales», selon David Marchal, directeur adjoint production et énergies durables à l'Ademe. L'étude table cependant sur une baisse des dépenses d'investissement (capex) par rapport à 2015 de l'ordre de 10 % pour le méthaniseur, de 40 % pour l'épurateur ou encore de 30 % pour la pyrogazéification. GRDF confirme que l'étude prévoit une baisse des coûts pour atteindre une certaine «maturité économique» mais «nous n'attendons pas de rupture technologique parce que nous ne sommes pas en train de se dire comment faire du gaz renouvelable par pyrogazéification, la technologie existe déjà», explique Ony Rabetsimamanga, chargée de mission gaz vert à la direction de la stratégie de GRDF.

  • Potentiel de 620 TWh d'énergie primaire

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Lire la suite dans Energie Plus 603 du 1er avril 2018

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