1001 façons de valoriser la chaleur

Supports de conférences biogaz et méthanisation

Rubrique article:

La récupération et la valorisation de la chaleur fatale dans l’industrie constituent un potentiel d’économies d’énergie immenses à exploiter. Tous les secteurs sont concernés et peuvent mettre en place des technologies spécifiques pour mettre en valeur cette ressource.

Selon une étude de l’Ademe (1), le gisement national de chaleur s’élève à 109,5 TWh en France, soit 36 % de la consommation de combustibles de l’industrie. Pourtant, cette ressource reste largement gaspillée. 52,9 TWh sont perdus à plus de 100°C. Les quelques 7 000 industries présentes dans 130 secteurs d’activités, les huit raffineries pétrolières, les 126 usines d’incinération d’ordures ménagères (UIOM), les 60 stations d’épuration des eaux usées (STEP) et les 177 data center hébergeurs recensés par l’Agence ont à leur disposition des techniques de valorisation de la chaleur multiples, qu’ils choisissent de l’utiliser pour ses propriétés thermiques ou pour produire de l’électricité. Pour faire des économies, il est important de s’attaquer en priorité aux gisements les plus accessibles, comme les fumées (voir encadré) ou les buées produites par les procédés les plus énergivores (fours, séchoirs, chaudières, etc.). Puis aux systèmes frigorifiques ou d’air comprimé, qui représentent 20 % de la consommation d’électricité de l’industrie. Les sources les moins accessibles sont en général valorisées, lorsqu’elles le sont, en dernier.

  • Beaucoup de secteurs concernés

Quel que soit le type d’industrie, des solutions existent. Avec des économies plus ou moins importantes à la clé. Étant donné que la récupération de chaleur est plus aisée sur les fumées et les buées, de nombreux industriels s’y intéressent. Sur son site de Villey-Saint-Etienne, Kimberly-Clark, entreprise spécialisée dans la fabrication et la transformation de papier à base de ouate de cellulose, a souhaité récupérer la chaleur issue des buées provenant d’un procédé de séchage...

Lire la suite dans Energie Plus 603 du 1er avril 2018

© ATEE-ENERGIE PLUS - tous droits réservés
contenu réservé aux membres de l'ATEE. En savoir plus | Plan du site