Les conditions de développement du power-to-gas doivent s’affirmer

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Progressivement les contours de la mise en œuvre du power-to-gas, en tant que procédé de valorisation de l’électricité excédentaire, se précisent. Une récente étude commandée par l’Ademe et les opérateurs gaziers en résume les conditions de son développement et ses avancées.

En 2030, la technologie du power-to-gas (PtG) sera pleinement opérationnelle selon l’étude qu’ont publiée fin octobre 2014 l’Ademe, GRT Gaz et GrDF. Ce qui tombe bien puisque toujours selon ces travaux, la mise en œuvre du procédé, envisagé comme une solution pour stocker l’excédent électrique en le convertissant en gaz, ne serait nécessaire en France à l’échelle industrielle qu’à partir de cette période. «Jusqu’à cette échéance, les moyens classiques de régulation des réseaux électriques ou plus innovants seront suffisants pour accompagner le développement des EnR électriques variables», jugent les auteurs de l’étude E&E Consultant, Hespul et Solagro. Les pouvoirs publics et les acteurs industriels et économiques sont donc invités à mettre à profit les quinze prochaines années pour faciliter la R&D ainsi que la caractérisation technique et économique des solutions dans le système français.

Les trois technologies d’électrolyse existantes, qui convertissent l’énergie électrique en énergie chimique (contenue dans l’hydrogène issu de la décomposition de l’eau), sont aujourd’hui à des étapes de maturité différentes. La plus largement diffusée dans l’industrie est la technologie alcaline. La seconde, PEM (Proton exchange membrane) demeure réservée aux petites installations. Enfin la technologie SOEC (Solid oxyde electrolyser cell) à haute température est au stade de laboratoire.

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