Les certificats d’économies d’énergie, incontournables auprès des particuliers pour la transition énergétique

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Le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE) est un outil incontournable pour l’amélioration énergétique des logements des particuliers : une étude récente de l’Ademe démontre ainsi que les CEE ont un effet déclencheur de travaux à haute performance environnementale et améliorent la facture énergétique des Français.

Selon les résultats de l’enquête* en effet, pour plus de 75 % des ménages ayant réalisé des travaux d’économies d’énergie, la prime CEE a eu un effet incitatif soit pour démarrer les travaux plus rapidement, soit pour effectuer des travaux plus performants, soit pour faire réaliser ces travaux par un professionnel. 95 % des ménages interrogés pensent avoir réduit leurs dépenses d’énergie ou l’ont déjà constaté, et 35 à 75 % (selon les panels) considèrent que l’information et les conseils dans le cadre des CEE les ont conduits à choisir des travaux plus performants que prévus initialement. L’enquête en conclut que «le dispositif des CEE a donc un effet incitatif, à la fois  grâce aux conseils délivrés et à l’aide financière apportée.»

Les CEE viennent en complément des incitations financières déjà bien connues du grand public (crédit d’impôt développement durable, prêt éco-PTZ, etc.) et 41 à 74 % des répondants n’ont reçu que l’aide financière des certificats. Enfin, ce dispositif incite les Français à investir dans des équipements plus performants énergétiquement pour leur logement, et contribue ainsi à transformer le marché des travaux : 60 % des répondants estiment désormais que la recherche d’économies d’énergie est la principale motivation pour réaliser des travaux, avant le remplacement d’un équipement ancien ou vétuste et l’amélioration du confort. Courant 2013, la Cour des comptes évaluera l’efficience, l’efficacité et la gouvernance du dispositif des CEE pour en améliorer le fonctionnement en troisième période. Celle-ci doit débuter le 1er janvier 2014, mais comme le rapport de Cour des comptes risque de n’être remis qu’à l’automne, il est probable qu’une période transitoire soit annoncée. Mais même dans ce cas là, l’Ademe estime qu’il est essentiel de donner un signe sur l’obligation de la 3e période. Selon elle, une obligation de 900 TWh cumac serait envisageable.



* L’Ademe a collaboré pour cette étude avec 5 partenaires qui ont accepté d’interroger leurs bénéficiaires, à savoir Total, Économie d’énergie SAS (Auchan), Copeo, Certinergy, et Siplec (Leclerc). Au total 4 466 personnes ont été questionnées.
 

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